Dix siècles d'histoire — 481 à 1460
Des Mérovingiens aux Plantagenêts, de la féodalité aux croisades, de la Grande Peste à la Guerre de Cent Ans : l'arc complet d'une civilisation, de la chute de Rome à l'aube de la Renaissance.
Du Haut Moyen Âge à la veille de la Renaissance
On distingue traditionnellement trois grandes périodes dans le Moyen Âge français. Le Haut Moyen Âge (500–1000) voit la chute de l'Empire romain d'Occident et la naissance des royaumes germaniques : Mérovingiens, puis Carolingiens bâtisseurs d'un éphémère empire d'Occident. L'époque féodale (XIe–XIIIe siècles) est l'âge des seigneuries, des châteaux-forts, des croisades, de l'art roman puis gothique. Enfin, la fin du Moyen Âge (XIVe–XVe siècles) est marquée par les famines, la Grande Peste, la Guerre de Cent Ans — mais aussi par les prémices de la Renaissance.
Pour explorer le Moyen Âge
Mérovingiens et Carolingiens
Sur près de cinq siècles l'ensemble de régions conquises par les Francs va avoir une Histoire commune, pendant le règne des Mérovingiens puis pendant l'Empire Carolingien.
Le Haut Moyen-Age débute à la chute de l'Empire Romain d'Occident en 476. Des peuples Germaniques ont envahi et se partagent cet Empire, ainsi les Wisigoths s'établissent dans le Sud de la Gaule et en Espagne, les Ostrogoths arrivent en Italie, les Burgondes sont en Bourgogne.
Les Francs (Saliens), venus de la zone actuelle du Benelux (en noir sur le schema ci-contre), s'implantent d'abord dans la Gaule au Nord de la Loire. Par une succession de victoires, le roi Franc Clovis et ses fils conquièrent pratiquement toute la Gaule, repoussant par exemple les Wisigoths en Espagne.
Les descendants de Clovis constituent la dynastie des Mérovingiens qui règnent deux siècles et demi sur un espace recouvrant la Gaule et l'Ouest de la Germanie.
Au milieu du VIIIème siècle, les Carolingiens, une grande famille franque, prennent leur place et constituent un Empire sur l'Europe Occidentale (France, Allemagne, Bénélux et Nord de l'Italie).
Clovis — les fils de Clovis — les Maires du Palais
Les Francs Saliens sont un peuple germanique installé sur le territoire de l'actuelle Belgique. à la fin du Ve siècle, leur roi est Childéric. Son fils Clovis lui succède en 481 et joue un rôle décisif dans la naissance de la France médiévale.
Clovis profite de l'affaiblissement de l'Empire romain pour développer son royaume au nord de la Gaule. Il bat d'abord le Romain Syagrius à Soissons en 486, ce qui lui permet de conquérir les territoires entre la Loire et la Somme, puis d'étendre son domaine entre la Seine et la Loire. En 496, il remporte la bataille de Tolbiac (près de Cologne) sur les Alamans et s'étend ainsi sur la rive droite du Rhin. Il vainc aussi les Burgondes, épouse Clotilde, une princesse burgonde, et se convertit alors à la religion catholique — ce qui lui rallie l'église et lui donne le soutien des populations gallo-romaines. En 507, il vainc le roi wisigoth Alaric II à Vouillé près de Poitiers. Seule la Bretagne (Armorique) lui échappe. Il meurt en 511 à Paris, dont il avait fait sa capitale.
Clovis a réussi la construction de son royaume en composant avec les pouvoirs antérieurs : les évêques, qu'il gagne en se convertissant, et les grands propriétaires terriens, dont il ne confisque pas les terres. à sa mort, son royaume est partagé entre ses fils, qui élargissent le domaine franc : entre 530 et 540, ils prennent la Provence, annexent la Thuringe et le royaume burgonde, deviennent protecteurs des Bavarois et occupent le Val d'Aoste. A la fin du VIe siècle, les rois francs dominent l'essentiel de l'ancienne Gaule et une partie de la Germanie.
L'espace franc est divisé entre les enfants des rois, d'où une succession de partages et de conflits. Trois entités assez stables se forment : la Neustrie dans le Nord-Ouest, l'Austrasie dans le Nord-Est et la Bourgogne. à la fin du VIe siècle, la lutte entre les reines Brunehaut (Austrasie) et Frédégonde (Neustrie) perturbe le monde franc. Clotaire II réunit tout le royaume à partir de 613, situation prolongée par son fils Dagobert Ier, un grand roi, jusqu'en 639. à sa mort, le royaume franc se disloque. Progressivement, ce sont les Maires du Palais qui prennent le pouvoir réel. La famille des Pippinides émerge — elle est l'ancêtre des Carolingiens.
Vers l’an 500, la Gaule est devenue le royaume des Francs, mais l’ancien monde romain n’a pas disparu d’un coup. Les populations gallo-romaines conservent une culture juridique issue du droit romain, tandis que les peuples germaniques installés dans l’ancienne Gaule appliquent leurs propres lois.
Les textes, rédigés en latin, fixent surtout des tarifs de composition : une blessure, un vol ou un homicide donnent lieu à une compensation déterminée. Ils sont fortement influencés par les formes romaines de l’écrit juridique.
Le droit est alors souvent personnel : il dépend du peuple auquel appartient la personne. Un Franc, un Burgonde, un Wisigoth ou un Gallo-Romain ne relèvent pas nécessairement des mêmes règles. Cela contraste avec le droit moderne, généralement territorial.
L’idée dominante n’est pas encore celle d’une loi valable pour tout le royaume, mais celle d’un ensemble de statuts personnels et de traditions propres à chaque groupe.
Dans les régions du Nord et du Nord-Est, les usages francs et germaniques prennent davantage d’importance, même s’ils sont eux aussi formulés en latin et influencés par les techniques romaines.
Dans le Midi, en Aquitaine, en Provence ou dans les anciennes zones fortement romanisées, la mémoire du droit romain reste plus forte.
Charles Martel — Pépin le Bref — Charlemagne — le Traité de Verdun
Avec les Mérovingiens, les centres de pouvoir étaient entre Loire et Somme et en particulier à Paris. Les Carolingiens sont restés fidèles à leur région d'origine, l'Austrasie : ainsi Charlemagne avait sa capitale à Aix-la-Chapelle, dans l'Allemagne actuelle.
En 687, le Maire du Palais d'Austrasie, Pépin de Herstal, bat l'armée de la Neustrie à Tertry. Son fils, Charles Martel, s'illustre en stoppant l'expansion arabe en Europe grâce à sa victoire près de Poitiers en 732. En 751, le fils de ce dernier, Pépin le Bref, se substitue aux Mérovingiens et fonde la dynastie carolingienne. Il crée l'état pontifical autour de Rome pour protéger le pape contre les Lombards, mate les seigneurs aquitains et conquiert la Septimanie (Narbonne, Nîmes) restée contrôlée par les Arabes.
Charlemagne conquiert une bonne partie de la Germanie à la suite d'une série de guerres très dures contre les Saxons. Il conquiert aussi l'Italie du Nord sur les Lombards et oblige les Slaves de Bohême à lui payer un tribut. Pour protéger les frontières, il crée des Marches placées sous l'autorité de marquis. Il reconstitue ainsi une bonne partie de l'ancien Empire romain d'Occident : il est couronné empereur à Rome en 800. Pendant quelques années, la Renaissance carolingienne renouvelle la civilisation franque.
à la mort de Charlemagne, l'Empire s'étend de l'Elbe (en Germanie) à l'èbre (en Espagne) et du Danemark à l'Italie du Sud. Son fils Louis le Pieux s'avère incapable de gérer cet immense Empire : il ne maîtrise pas les querelles entre ses fils. Le Traité de Verdun en 843 marque un tournant : l'Empire est découpé en trois parties — la Francie de l'Ouest (royaume de Charles le Chauve), la Lotharingie (de la Hollande à l'Italie), et la Francie de l'Est (Germanie). C'est l'acte de naissance des futures France, Allemagne et Italie.
Avec les Carolingiens, notamment Charlemagne, le pouvoir royal puis impérial tente de mieux organiser le droit.
Les souverains édictent des capitulaires, textes normatifs qui portent sur l’administration, la justice, l’Église, les obligations militaires ou fiscales.
Les missi dominici, envoyés du roi ou de l’empereur, contrôlent les autorités locales et transmettent les ordres du pouvoir central.
Ce moment carolingien est important parce qu’il donne l’image d’un pouvoir capable de produire des normes générales. Cependant, cette unification reste fragile.
Après le partage de l’Empire carolingien et l’affaiblissement de l’autorité centrale aux IXᵉ et Xᵉ siècles, les pouvoirs locaux reprennent une grande autonomie.
Le droit se territorialise autour des comtés, des seigneuries, des abbayes, des évêchés et des villes.
C’est une étape décisive : l’idée d’un droit royal ou impérial général existe, mais elle ne parvient pas encore à remplacer la force des usages locaux.
Capétiens, principautés, châteaux-forts, art roman et gothique
Après la dislocation de l'Empire carolingien, l'Europe entre dans l'âge féodal. En Francie de l'Ouest, les comtes deviennent héréditaires : Blois, Anjou, Normandie, Flandre, Aquitaine, Toulouse forment de grandes principautés territoriales qui éclipsent souvent le pouvoir royal. En 987, Hugues Capet est élu roi : c'est le début de la dynastie capétienne, qui s'impose lentement face à ses grands vassaux.
La féodalité repose sur un système de liens personnels : le seigneur concède à son vassal un fief (terre, droits) en échange d'un serment de fidélité et de services (militaire, conseil, aide). La société se hiérarchise en trois ordres : les oratores (ceux qui prient), les bellatores (ceux qui combattent) et les laboratores (ceux qui travaillent). Les châteaux-forts en matérialisent les centres de pouvoir.
Pour mieux comprendre ce système, voir notre page détaillée sur la féodalité et les biographies de grands princes féodaux : Bouchard le Vénérable, Foulque Nerra, Guillaume le Conquérant, Geoffroy Martel, Henri II Plantagenêt.
Entre le Xᵉ et le XIIᵉ siècle, le droit est profondément marqué par la féodalité. L’autorité publique est morcelée. Les seigneurs exercent localement des pouvoirs de commandement, de justice, de taxation et de contrainte.
Les relations sociales sont organisées autour du fief, de l’hommage, de la vassalité, des cens, des banalités, des corvées et des droits seigneuriaux.
La source principale du droit devient alors la coutume. Celle-ci n’est pas d’abord un texte : c’est une pratique ancienne, répétée, reconnue comme obligatoire par une communauté. La coutume devient une source majeure du droit médiéval dans le royaume de France.
Cette période voit donc se former des droits très différents d’une région à l’autre. Une seigneurie, une ville, une abbaye ou un comté peuvent avoir leurs propres usages.
Ce droit local règle les successions, les terres, les redevances, les droits du seigneur, les obligations paysannes, les formes de preuve ou encore les procédures judiciaires.
Le droit canonique joue également un rôle majeur. L’Église possède ses tribunaux, ses règles et son propre système juridique. Elle intervient notamment dans le mariage, la filiation légitime, les testaments, les serments, les questions morales, les clercs et certaines affaires touchant la foi.
Urbain II — Godefroy de Bouillon — les états latins
à la fin du XIe siècle, la papauté veut restaurer l'accès aux Lieux saints. Depuis les années 1070, les Turcs Seldjoucides se sont emparés de l'Asie Mineure et ont pris Jérusalem en 1078. L'Empire de Byzance, sérieusement menacé, demande l'aide du pape et des royaumes occidentaux. Le pape Urbain II lance une Guerre sainte pour reconquérir la Terre sainte.
Prêchée par Urbain II au concile de Clermont en novembre 1095, la Première Croisade commence dès cette année-là. Les armées occidentales sont à Byzance en mai 1097, commandées par Godefroy de Bouillon, grand seigneur flamand. Elles pénètrent en Asie Mineure, s'emparent de Nicée, d'Antioche et prennent Jérusalem le 15 juillet 1099.
Les Occidentaux créent quatre états latins en Palestine et Syrie : le royaume de Jérusalem (le plus important), le comté de Tripoli, la principauté d'Antioche et le comté d'Edesse. Ces états lutteront pendant près de deux siècles contre les puissances musulmanes, jusqu'à la chute de Saint-Jean-d'Acre en 1291. Foulque V d'Anjou devient roi de Jérusalem en 1131.
Famines — Grande Peste — soulèvements — Avignon — Guerre de Cent Ans
Après les siècles d'expansion, le XIVe siècle voit l'Europe entrer dans une longue période de crises : climatiques, épidémiques, sociales, religieuses et politiques. Mais ces épreuves préparent aussi la naissance d'un monde nouveau.
De l'an Mil à la fin du XIIIe siècle, de vastes territoires avaient été mis en valeur : défrichements, assèchements de marais. La production de vivres avait été sensiblement augmentée. Au début du XIVe, ce mouvement est stoppé. Tempêtes, intempéries et insuffisance des réseaux de transport rendent les secours impossibles. Une grande famine frappe toute l'Europe de 1315 à 1317. D'autres famines se produisent de 1360 à 1440.
En 1347, un navire venu d'un comptoir de Gênes en mer Noire apporte la peste noire en Sicile, à Messine d'abord, puis à Gênes et à Marseille. L'hygiène est très insuffisante : absence d'égoûts, cimetières à l'intérieur des villes, multiplication des rats. En peu d'années, la maladie se répand dans tout l'Occident avec une forte mortalité. La première vague, jusqu'en 1352, est la plus terrible. La population européenne aurait diminué d'un tiers en moins d'une génération.
Famines, peste, guerres et fiscalité provoquent des révoltes : la Jacquerie dans le Beauvaisis et l'Île-de-France en 1358, les Tuchins dans le Massif central, la révolte des Maillotins à Paris en 1382, les Tard-Avisés en Périgord. Ces soulèvements traduisent une crise profonde des rapports sociaux.
En 1305 est élu Clément V, pape d'origine française. Rome et les états pontificaux étant en plein désordre, il choisit de s'établir à Avignon en 1309. Six papes lui succèdent dans cette ville, où est édifié le célèbre Palais des Papes. Grégoire XI retourne définitivement à Rome en 1377 ; sa mort en 1378 déclenche le Grand Schisme d'Occident — deux papes rivaux à Rome et à Avignon — qui ne sera résolu qu'au concile de Constance (1414–1418).
Cette atmosphère troublée favorise les hérésies : en Angleterre, John Wycliffe et la secte des Lollards ; en Bohême, Jean Huss, condamné par le concile de Constance en 1415 et brûlé comme hérétique — son exécution provoque une révolte qui dure une vingtaine d'années.
La Guerre de Cent Ans est avant tout une guerre de succession entre dynasties qui revendiquent le trône de France. D'un côté, les Capétiens directs puis les Valois entendent conserver leur position. De l'autre, les Plantagenêts, dynastie d'origine française qui a possédé l'Ouest de la France et règne sur l'Angleterre : ils conservent encore l'ouest de la Guyenne et le comté de Ponthieu. La guerre se déroule en trois grandes périodes (1337–1380, 1380–1413, 1413–1453), ponctuées de batailles célèbres (Crécy 1346, Poitiers 1356, Azincourt 1415), de périodes de paix relative, et de figures emblématiques comme Jeanne d'Arc.
Après 1450, la situation change : les rois de France l'emportent sur les grands seigneurs féodaux, une reprise économique est un prélude à la Renaissance. Seul le Grand Duché de Bourgogne reste une menace à l'est du royaume.
— La transition vers les Temps modernes
La royauté capétienne se renforce. À partir du XIIᵉ siècle, la justice royale se distingue progressivement des justices seigneuriales.
Au XIIIᵉ siècle, le roi bénéficie de juristes formés dans les universités ; la cour du roi tient des sessions « en parlement », ancêtres du Parlement de Paris, et les baillis et sénéchaux rendent localement la justice au nom du roi.
Le droit d’appel renforce la justice royale comme justice de dernier recours.
Le début de la période voit apparaître des coutumiers, c’est-à-dire des mises par écrit privées ou semi-officielles des coutumes : coutumes de Beauvaisis, Grand Coutumier de Normandie, coutumes d’Anjou, d’Orléanais, de Bretagne, etc. Ces textes ne suppriment pas la diversité régionale, mais ils donnent aux coutumes une forme plus stable.
Aux XIVᵉ et XVᵉ siècles, malgré les crises — guerre de Cent Ans, peste, révoltes, affaiblissement temporaire de l’État — la monarchie poursuit son affirmation juridique.
Le roi devient de plus en plus la source supérieure de justice. Le Parlement de Paris joue un rôle central, même si des juridictions provinciales apparaissent progressivement.
La monarchie cherche à mieux connaitre les coutumes régionales, à les contrôler et à les stabiliser. C’est le sens de l’ordonnance de Montils-lès-Tours de 1454, prise par Charles VII.
Elle ordonne la mise par écrit des coutumes du royaume afin de réduire les procès, d’éviter les contradictions et de rendre les jugements plus certains.
Les coutumes, usages et styles des pays du royaume doivent être rédigés, accordés par les praticiens locaux, puis confirmés par l’autorité royale.
Cette ordonnance est capitale : elle ne crée pas encore un droit français uniforme, mais elle transforme la coutume orale en coutume écrite, contrôlée et homologuée. Elle annonce les grandes rédactions coutumières de la fin du XVᵉ et du XVIᵉ siècle.
Roman et Gothique
Les églises Romanes d'Europe Occidentale ont été construites entre la fin du Xème et le XIIème siècle.
Elles se sont développées d'abord en France sur les bases des édifices Carolingiens puis se sont répandues dans l'Europe Occidentale.
Dans le Nord de l'Europe la mutation vers le style Gothique a été progressif dans la seconde partie du XIIème siècle.
Dans le Sud elle a eu lieu plutôt au début du XIIIème siècle.
L'origine de leur construction est bien sûr religieuse et elle s'appuie sur l'influence des ordres monastiques (Bénédictins, ...), vrais détenteurs du savoir à cette période.
Les édifices ont parfois un souci défensif, d'où l'allure souvent massives des églises Romanes et leurs fenêtres réduites.

Les églises Gothiques d'Europe Occidentale ont été construites entre le milieu du XIIème et le milieu du XIVème siècle en France, période à laquelle commence la Guerre de Cent Ans.
La première église qui peut être qualifiée de Gothique est la Basilique de Saint-Denis partiellement reconstruite, à partir de 1135, à l'initiative de l'Abbé Suger, conseiller du roi de France Louis VI le Gros.
Pendant une période les édifices Gothiques ont coexistés avec les édifices Romans.
Les derniers édifices Gothiques ont été réalisés à l'issue de la Guerre de Cent Ans, à la fin du XVème siècle et au début de XVIème siècle, ils sont alors principalement du style Gothique flamboyant.
Le style Gothique est devenu dominant dans le Nord de la France, beaucoup de constructions de ce style se sont substituées aux édifices Romans antérieurs. La concurrence exacerbée entre les évêques avec l'appui de leur ville siège a conduit à la réalisation de monuments impressionants.

Grâce à la mise en oeuvre de techniques permettant de mieux répartir les charges, les édifices ont pris une ampleur exceptionnelle, les nefs sont devenues plus hautes et plus larges et aussi plus éclairées.
Au début, les piliers sont cantonnés, c'est à dire que les colonnes engagées qui recoivent la retombée des arcs de la voûte font corps avec les piliers. Les techniques évoluent ensuite avec le temps.
Les fenêtres (baies) deviennent plus grandes et sont dotées de nervures de pierres qui permettent de supporter les vitraux, ainsi celles de la Cathédrale de Saint Etienne de Bourges.
Au XVème siècle ces nervures prennent la forme de flammes d'où la dénomination de Gothique flamboyant.

Villes médiévales, châteaux-forts, églises romanes et gothiques
Le centre de la France a connu, comme le reste du royaume, l'ensemble des dynamiques du Moyen Âge : les invasions du haut Moyen Âge, l'époque féodale, la Grande Peste et de nombreux conflits comme la Guerre de Cent Ans. Malgré l'usure du temps, ce passé a laissé un patrimoine considérable.
L'histoire Médiévale du Centre de la France et du Val de Loire est particulièrement intéressante, c'est en effet de cette région que sont issues les deux principales dynasties qui ont règné sur la France et l'Angleterre<, les Capétiens et les Plantagenêts.
Le développement de la société féodale y a été particulièrement significatif et a contribué à développer des centres de pouvoirs politiques et religieux.
Le Val de Loire et ses marches sont riches en châteaux-forts médiévaux : Loches, Chinon, Montbazon, Lavardin, Montoire. Beaucoup ont été bâtis ou reconstruits aux Xe–XIe siècles par les comtes d'Anjou ou de Blois.
De nombreuses cathédrales et abbayes de style roman ou gothique témoignent de l'époque médiévale. Le style roman se développe à la fin de l'époque carolingienne et pendant l'époque féodale (XIe–XIIe siècles). Le style gothique est plus spécifique à la France du Nord. Le Val de Loire offre quelques-uns des plus beaux exemples du patrimoine religieux français : cathédrale Saint-Gatien de Tours, abbaye Saint-Julien de Tours, abbaye de la Trinité de Vendôme, collégiale de Cunault, abbaye de Fontevraud.
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