Paris — 6e arrondissement — Rive Gauche
Abbaye mérovingienne, cafés légendaires et Institut de France — le quartier où la vie intellectuelle et artistique de Paris a battu son plein pendant trois siècles.
6e arrondissement — Rive Gauche — entre Seine et Luxembourg
Le quartier Saint-Germain-des-Prés possède une aura particulière dans Paris. Il s'est imposé au XXe siècle comme l'un des centres les plus recherchés de la vie intellectuelle et artistique de la capitale, gravitant autour d'une abbaye mérovingienne qui a donné son nom à ce territoire de la Rive Gauche.
Une rue du Quartier Saint-Germain-des-Prés : la rue Guisarde avec au fond le Marché Saint-Germain
Le quartier de Saint-Germain-des-Prés constitue le 6e arrondissement de Paris. Il s'étend sur la Rive Gauche de la Seine, face au Louvre et à l'Île de la Cité. Du côté est, il touche le Quartier Latin (5e arrondissement) ; à l'ouest, le quartier des Ministères (7e) ; au sud, le quartier du Luxembourg avec les jardins du Palais du Luxembourg, siège du Sénat.
Les hauts lieux du quartier
La plus ancienne église de Paris, fondée par Childebert Ier fils de Clovis vers 542, nécropole des rois mérovingiens. Son clocher roman du XIe siècle est l'un des plus anciens de France.
Place et carrefour de l'Odéon
Cette Place, traversée par le Boulevard Saint Germain, a été créée en 1780 sur l'emprise de l'ancien Hotel de Condé. Elle est toujours trés animée et permet à la fois la découverte à la fois du Quartier Saint Germain des Prés et du Quartier Latin.
En son centre se trouve une statue du Révolutionnaire Danton, installée à la fin du XIXème siècle. Le 30 août 1792, devant l'invasion du Nord de la France par des armées ennemies, la Patrie est déclarée en danger. Le 2 septembre 1792, Danton prononce la phrase célèbre: Il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France sera sauvée, (Il a malgré tout terminé ses jours sous la guillotine en 1794).
Le Carrefour de Buci
Au XVIIIe siècle, le point le plus animé de la Rive Gauche avec corps de garde, potence et chaises à porteurs. Le 2 septembre 1792, une estrade y reçut les volontaires qui allaient arrêter les envahisseurs à Valmy ; les Massacres de Septembre y débutaient aussi.
Eglise et fontaine Saint Sulpice
Fondée au XIIe siècle par l'abbaye, l'édifice actuel fut reconstruit à partir de 1646. La nef, le transept et la façade de Servandoni sont du XVIIIe siècle. À l'intérieur, fresques de Delacroix.
Bâti par Le Vau sur le testament de Mazarin pour le Collège des Quatre-Nations. Transféré en 1805 par Napoléon. Siège de l'Académie Française et de ses quatre académies sœurs. Côte la Bibliothèque Mazarine.
La plus ancienne église de Paris — nécropole mérovingienne
L'Abbaye a été fondée par le roi Mérovingien Childebert (un fils de Clovis) dans les années 540, pour y abriter la Tunique de Saint Vincent obtenue des Arabes lors de la prise de Saragosse en 542. L'Abbaye est alors dédiée à la Sainte Croix et à Saint Vincent. Il y fait venir des moines de l'Abbaye Saint Symphorien d'Autun. Les travaux de construction sont conduits par l'évêque de Paris Germain à partir de 557.
En 558, le roi Childebert y est enterré, il en sera de même de ses successeurs jusqu'à Childéric II en 673. L'église est ainsi devenue la nécropole des rois Mérovingiens.
Quand l'Evêque Germain meurt, dans la deuxième moitié du VIème siècle, il est lui aussi inhumé dans l'église et à sa mort sa tombe devient un lieu de pélerinage.
Elle prend le nom de Saint Germain (des Prés) au VIIIème siècle. Charlemagne lui donne des privilèges et immunités qui la rendent indépendante de autorités civiles et religieuses de Paris.
En 558, le roi Childebert y est enterré ; ses successeurs mérovingiens l'y suivront jusqu'à Childéric II en 673, faisant de l'église la nécropole des rois mérovingiens. Quand l'évêque Germain meurt, il est à son tour inhumé dans l'église ; sa tombe devient un lieu de pèlerinage et l'église prend son nom au VIIIe siècle. Charlemagne lui accorde des privilèges et immunités qui la rendent indépendante des autorités de Paris.
Intérieur de l'église — nef romane
L'Abbaye est détruite au moment des Invasions Normandes, elle est reconstruite de 990 à 1021 en style Roman. Le clocher, la nef et le transept sont du XIème siècle (cf photo ci-dessus de la nef).
Un Lombard, Guillaume de Volpiano, devient Abbé en 1024. Il réforme le monastère qui suit alors la règle de Saint Benoà®t. Le nombre de moines s'étant accru, le choeur est agrandi, il est consacré par le Pape Alexandre III en 1163.
Au XIIIème siècle les bâtiments conventuels sont reconstruits. Pendant tout le Moyen Age l'Abbaye de Saint Germain des Prés a été très riche et très puissante.
Elle est fortifiée au XVIème siècle car elle se trouve alors toujours en dehors de l'enceinte de la ville. Un bourg se développe autour de l'Abbaye, il va former le Quartier Saint Germain des prés. Plus tard l'abbaye cède une partie de ses terrains au bord de la Seine (le Pré-aux-Clercs) à l'Université de Paris.
Pendant l'Ancien Régime (XVIe - XVIIIè siècles), l'Abbaye se transforme, elle adopte la règle des Bénédictins de Saint Maur en 1631 et bénéficie d'un renouveau intellectuel. De nouveaux bâtiments sont construits comme le montre la gravure ci-dessous (fin XVIIème siècle).
L'Abbaye est dissoute lors de la Révolution Francaise, les bâtiments monastiques servent de dépôts et de prisons. Les anciennes tombes des rois Mérovingiens sont dispersées et la Bibliothèque disparait dans un incendie en 1794. Les batiments et annexes de l'Abbaye sont finalement vendus puis les terrains sont lotis par des immeubles d'habitation.
L'Eglise se dégrade et risque même de disparaitre. Les deux tours au niveau du chevet (cf gravure ci-contre) sont détruites.
Les travaux de restauration commencent en 1819, ils sont repris en 1843 avec l'architecte Baltard. Hyppolyte Flandrin réalise les grandes fresques sur l'ancien et le nouveau testament. Les restaurations se sont poursuivies régulièrement pendant les XIXe et XXe siècles.
L'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à la fin du XVIIe siècle (vue du Nord) — avant les destructions révolutionnaires
Le Palais Abbatial
Situé côté nord-est de l'église, construit en pierre et brique par Guillaume Marchant pour le Cardinal de Bourbon en 1586. Il préfigure la Place des Vosges et le style Louis XIII.
Il a été rénové et agrandi en 1691 par le Cardinal de Furstenberg, il y a fait ajouter une grande aile en retour. Les communs du Palais se situaient sur les actuelles rue et place de Furstenberg.
Restauré par Yves Boiret en 1977, il accueille maintenant des établissements dépendant de l'Institut Catholique de Paris.
Le Couvent des Carmes
Situé rue de Vaugirard, l'ancien couvent des Carmes déchaussés est un haut lieu d'histoire et de spiritualité fondé au XVIIe siècle.
La Chapelle Saint-Joseph est surmontée de la première coupole construite à Paris.
Le site reste tragiquement connu pour les Massacres de Septembre 1792, durant lesquels plus d'une centaine de prêtres réfractaires y furent exécutés.
Racheté en 1841 par l'archevêque de Paris, il abrite aujourd'hui l'Institut Catholique. Il conserve un cloître et un jardin suspendu, précieux vestiges du Paris religieux d'Ancien Régime.
Pendant tout le Moyen Âge, l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés a été très riche et très puissante. Un bourg s'est développé autour d'elle : c'est lui qui a formé le quartier. Plus tard, elle a cédé une partie de ses terrains au bord de la Seine — le Pré-aux-Clercs — à l'Université de Paris.
Du Procope aux Deux Magots — trois siècles d'effervescence intellectuelle
À partir du XVIIe siècle, le bourg autour de l'abbaye attire écrivains et auteurs de théâtre. Au XIXe siècle, peintres et romanciers s'y installent. Au XXe siècle, le quartier devient la capitale mondiale de la pensée existentialiste et de la chanson de qualité.
C'est le plus ancien café-restaurant de Paris, dans la rue de l'Ancienne-Comédie qui relie le Carrefour de l'Odéon au Carrefour de Buci. Il se trouve au début de cette rue sur la droite.
Il a été en 1686 par un Sicilien Procopio dei Coltelli et est devenu trés fréquenté au XVIIIème siècle. C'était le point de rendez-vous des écrivains et des philosophes: La Fontaine, Voltaire, Diderot et les Encyclopédistes, Jean-Jacques Rousseau, etc étaient des habitués.
Plus tard pendant la Révolution Française, Danton, Marat, Robespierre s'y retrouvaient. Au XIXème siècle il a continué à à être fréquenté par des écrivains: Alfred de Musset, Georges Sand, Verlaine, ....
Inauguré vers 1887 sur le boulevard Saint-Germain, le Café de Flore est l'un des plus célèbres temples de la vie intellectuelle parisienne. Cette institution de la Rive gauche est devenue le quartier général des existentialistes et de la vie intellectuelle parisienne de l'après-guerre..
Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y passaient leurs journées à écrire, côtoyant Albert Camus ou Boris Vian. Avec sa façade végétalisée et son décor Art déco, le Flore conserve tout son mythe.
Aujourd'hui, artistes, créateurs et voyageurs du monde entier continuent de s'y presser.
Café des Deux Magots
Voisin direct du Café de Flore, Les Deux Magots sont une figure emblématique de Saint-Germain-des-Prés. Il tire son nom mystérieux de deux statues chinoises, les « magots », qui veillent toujours sur la salle.
Ce café a été inauguré en 1885, face à l'église Saint-Germain, sa terrasse offre un panorama unique sur cette église.
Il décerne chaque année, depuis 1933, un célèbre prix littéraire : d'abord repaire de Verlaine et Rimbaud, ce haut lieu de la vie intellectuelle a vu défiler la fine fleur de la littérature et des arts : André Breton, Picasso, Albert Camus, Simone de Beauvoir, Samuel Beckett, Ernest Hemingway en ont fait leur salon.
Doté de son propre prix littéraire , le café perpétue une tradition d’excellence et symbolise l'effervescence artistique du XXe siècle..
Brasserie Lipp sur le boulevard Saint-Germain
Fondée en 1880 par Léonard Lipp, la Brasserie Lipp est une institution mythique du boulevard Saint-Germain à Paris. Célèbre pour son magnifique décor Art déco aux faïences colorées et grands miroirs, cet établissement historique incarne pleinement l'esprit littéraire et politique du quartier.
Proust, Hemingway, André Gide, André Malraux et François Mitterrand en étaient des habitués et le tout-Paris s'y croise depuis plus d'un siècle. On y savoure une cuisine française, réputée pour sa choucroute et son service impeccable. Plus qu'un simple restaurant, Lipp demeure un haut lieu de la culture et de l'art de vivre parisien.
Rue Guisarde avec au fond le Marché Saint-Germain
Dès le XIIe siècle, une foire se tenait à l'emplacement du marché actuel. La rue Guisarde et les rues piétonnes environnantes illustrent parfaitement l'ambiance de cette partie du quartier, avec ses boutiques, ses galeries et ses restaurants animés.
Des figures majeures de la culture française ont fréquenté ce quartier. Elles incarnent trois grandes époques de l'esprit critique et de la création artistique.
Voltaire, Diderot, Rousseau portent la voix de la raison, de l'humanisme et du classicisme. Par la philosophie, le conte ou la fable, ils combattent l'injustice et éclairent les consciences.
Au XIXe siècle, Musset, George Sand et Verlaine explorent les replis de l'âme humaine. Entre élans du romantisme, réalisme social et mélancolie symboliste, ils traduisent les passions et les bouleversements de leur temps.
Enfin, Sartre, Beauvoir, Camus, Vian, Beckett et Ionesco secouent le XXe siècle. Marqués par l'existentialisme et l'absurde, ces esprits de la Rive Gauche réinventent l'engagement littéraire et la liberté face au monde moderne.
Autres habitués des lieux, des créateurs ont révolutionné la sensibilité artistique des XIXe et XXe siècles par la couleur, les mots et le rythme.
Delacroix, Ingres et Manet ont guidé l'évolution de la peinture française : entre la fougue romantique, la rigueur classique et la modernité transgressive, ils libèrent le regard et ouvrent la voie à l'art moderne.
Ferré, Brassens, Brel, Béart et Aznavour incarnent l'âge d'or d'une nouvelle chanson : leurs textes ciselés, portés par des voix originales, explorent avec passion et force l'amour, la révolte et la condition humaine.
Enfin, Sidney Bechet, Miles Davis, Duke Ellington, légendes du jazz, ont aboli les frontières : de Paris à New York, ces maîtres du swing et de l'improvisation ont offert au monde leurs sonorités originales.
Dans les années 1950, le style Saint-Germain-des-Prés est très en vogue. Auteurs, chanteurs et musiciens font du quartier la capitale mondiale de la culture, de l'existentialisme et du jazz.
Saint-Sulpice, le Théâtre de l'Odéon, l'Institut de France
Au-delà de l'abbaye fondatrice, le 6e arrondissement concentre une série de monuments remarquables qui témoignent de la puissance intellectuelle, religieuse et culturelle de ce quartier depuis le XVIIe siècle.
Place et église Saint-Sulpice
Eglise Saint Sulpice
Située au cœur du quartier de Saint-Germain-des-Prés, l'église Saint-Sulpice impressionne par ses dimensions monumentales.
Reconstruite à partir de 1646, son architecture classique présente une imposante façade de Servandoni et deux tours asymétriques de Chalgrin (1780).
Lumineux et majestueux, l'intérieur abrite des trésors artistiques : des fresques de Delacroix et un grand orgue historique d'Aristide Cavaillé-Coll.
Elle possède également un gnomon astronomique, une ligne de laiton incrustée dans le sol qui sert à déterminer l'équinoxe de printemps.
La place a été créée au XVIIIe siècle en démolissant de nombreuses maisons. Elle accueille des libraires anciens et vendeurs de gravures.
Au centre, une belle fontaine a été construite au milieu du XIXe siècle, est ornée des statues des grands prédicateurs Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon.
Théâtre de l'Odéon
Le théâtre de l'Odéon
Construit sur l'emplacement des jardins de l'Hôtel de Condé par les architectes Marie-Joseph Peyre et Charles De Wailly, il a été inauguré en 1782 par Marie-Antoinette, reine de France.
C'est un est un chef-d'œuvre du néoclassicisme parisien, il s'impose par sa façade monumentale rythmée d'arcades et son imposant portique à colonnes doriques, inspiré de l'Antiquité.
Première grande salle de spectacle de style "à l'italienne" édifiée à Paris, l'Odéon s'intègre au cœur d'une place en hémicycle. Son théâtre est un symbole de la création dramatique française.
D'abord siège de la Comédie-Française (1782-1792), il l'est devenu de la compagnie Jean-Louis Barrault (1959-1968). Aujourd'hui il est nommé Odéon-Théâtre de l'Europe.
L'Institut de France
Le Palais de l'Institut — façade nord donnant sur la Seine, côté opposé à la Cour Carrée du Louvre, relié par le Pont des Arts
A l'origine c'est l'ancien Collège des Quatre-Nations fondé par Mazarin, il est situé quai de Conti face au Louvre.
Ce monument se distingue par une majestueuse façade en hémicycle surmontée d'une coupole dorée, conçue par l'architecte Louis Le Vau au XVIIe siècle. Le dôme central est flanqué de deux ailes incurvées.
En 1805 Napoléon Ier a transféré dans ce bâtiment l'Institut fondé par Carnot pendant la Révolution Française.
Ce monument abrite aujourd'hui cinq académies : l'Académie française (créée par Richelieu en 1635), celles des Inscriptions et Belles-Lettres, Sciences, Beaux-Arts et enfin Sciences Morales et Politiques.
La Bibliothèque Mazarine, l'une des plus anciennes de France, y est conservée, symbolisant ainsi un héritage intellectuel exceptionnel.
La Monnaie de Paris
La Monnaie de Paris
Adossé au quai de Conti, l'hôtel de la Monnaie est représentatif du néoclassicisme, il a été édifié par Jacques-Denis Antoine entre 1771 et 1775.
Sa longue façade monumentale, d'une rigueur géométrique remarquable, domine la Seine et dispose d'un avant-corps central percé de grandes arcades et couronné de statues allégoriques.
Conçu pour abriter à la fois les ateliers de frappe et des salons d'apparat, ce palais industriel est une des plus anciennes institutions de France.
Pont des Arts, Hôtel de la Monnaie & la Tour de Nesle
La façade sur Seine du 6e arrondissement est l'une des plus belles de Paris. Le Quai Conti, entre l'Institut et l'Hôtel de la Monnaie, offre des vues croisées exceptionnelles sur la Rive Droite, le Louvre et l'Île de la Cité.
Le Pont des Arts vu du Pont du Carrousel — au fond l'Île de la Cité ; à droite, les bâtiments de l'Institut de France
Premier pont métallique de Paris (1803), accessible aux seuls piétons depuis sa création. Il relie la Cour Carrée du Louvre à l'Institut. Reconstruit en acier après 1979, ses sept arches offrent des vues exceptionnelles sur le Pont-Neuf et les tours de Notre-Dame.
La Tour de Nesle était l'une des principales tours d'angle de l'enceinte de Philippe Auguste, érigée au tout début du XIIIe siècle pour protéger Paris.
Située sur la rive gauche, face à la tour du Coin du Palais du Louvre, elle verrouillait l'accès fluvial de la Seine en amont grâce à une lourde chaîne tendue entre les deux rives.
En 1314, trois princesses qui étaient des belles-filles de Philippe le Bel y furent convaincues d'adultère. La tour devint le symbole mythique de débauches royales et de meurtres secrets dans l'imaginaire populaire.
Devenue obsolète et entravant la circulation, la Tour de Nesle a été démolie en 1663. L'Institut a été construit sur l'emplacement de cette ancienne Tour de Nesle.
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Le 6e arrondissement s'étend entre la Seine au nord, le boulevard Montparnasse au sud, la rue de Sèvres à l'ouest et le boulevard Saint-Michel à l'est. Tous les sites décrits sont à moins de 15 minutes à pied les uns des autres.