Avila se situe à une centaine de kilomètres au Sud-Est de Salamanque et à une quarantaine de kilomètres à l'Ouest de Ségovie. Elle est inscrite au Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO.
La ville est à plus de 1100 mètres d'altitude, sur un promontoire escarpé de la rive droite du Rio Adaja, elle est entourée par par plusieurs Sierras. Son altitude favorise une température plutôt raisonnable en été, par contre le climat est rude en hiver. La meilleure période pour visiter la ville et sa région est la fin du printemps, l'été et le début de l'automne.
La ville a une origine ancienne. Ses deux principaux monuments sont l'enceinte fortifiée qui entoure complètement la vieille ville et la Cathédrale.
La ville possède aussi de belles églises Romanes, une belle Porte médiévale et des Palais. Elle est marquée par le souvenir de Sainte Thérèse d'Avila.
Rempart Nord d'Avila avec à gauche la Porte du Carmen
La Province d'Avila n'est pas très peuplée et en dehors de la capitale il n'y a que quelques petites villes.
La plus significative est Arévalo au Nord de la Province qui a une étonnante richesse monumentale avec son château-fort, ses places et ses églises.
A proximité, Madrigal de las Altas Torres conserve de nombreux édifices qui témoignent de sa prospérité passée (c'est la ville natale de la reine Isabelle la Catholique).
Carte de la Province d'Avila
Au Sud, à proximité de la Sierra de Gredos et sur la route qui mène à Plasencia et Caceres, deux petites villes peritent d'être visitées: Piedrahita et El Barco de Avila.
En pratique toute la zone de la Sierra de Gredos est à découvrir avec de beaux panoramas sur des montagnes qui atteignent 2600 mètres d'altitude au Pico Almanzor (son nom rappelle le grand chef de Guerre du Califat de Cordoue autour de l'An Mil).
Au Sud de la Sierra de Gredos se se trouve la ville historique de Tolède qui a été la capitale de l'Espagne pendant de nombreux siècles.
Les murailles d'Avila ont été construite à partir de 1080 à l'initiative de Raymond de Bourgogne, gendre du roi Alphonse VI de Castille-Leon. Elles ont été réalisées par des architectes bourguignons, italiens et espagnols, en s'appuyant sur des bases remontant à l'époque Romaine. Elles étaient achevées en 1101.
Raymond de Bourgogne était de la dynastie des comtes de Bourgogne qui tenaient la Franche-Comté et le frère du Pape Calixte II, son fils Alphonse VII est devenu roi de Castille et Leon.
Les remparts d'Avila sur le côté Nord
Ces immenses murailles médiévales se développent sur 2,5 kilomètres de longueur avec 88 tours semi-cylindriques espacées entre elles d'un peu plus d'une vingtaine de mètres. Elles ont une une hauteur moyenne de 12 mètres au-dessus du sol et font 3 mètres d'épaisseur, la hauteur des tours est d'environ vingt mètres. Murs et tours sont surmontés par des créneaux.
Elles sont construites avec du granit provenant de carrières de la région. Les murs s'adaptent à la topographie du terrain, les courtines et les tours sont plus hautes aux endroits les plus vulnérables.
Cette enceinte est percée par neuf portes d'accès: la Porte San Vicente, la Porte de l'Alcazar (cf photo ci-dessous), la Porte du Mariscal, la Porte San Segundo, la Porte de l'Adaja, la Porte del Peso de la Harina, la Porte de la Santa, la Porte del Rastro et la Porte du Carmen. Elle comporte aussi trois poternes.
Angle Sud-Ouest des remparts d'Avila
L'abside de la cathédrale est adossée à cette muraille, elle est semi-circulaire avec des machicoulis et créneaux et des contreforts dotés de colonnes arrondies.
Des palais ont été construits près de la muraille par les familles nobles qui ont contribué au repeuplement de la ville, ils assuraient la garde du secteur du rempart proche de leur résidence. Tous les habitants d'Avila participaient à son entretien, y compris les Juifs et les Musulmans.
Quelques maisons s'appuient aussi sur son côté extérieur, en effet la population Maure résidait à l'extérieur de la muraille. Plus surprenant, les églises Romanes qui subsistent sont aussi hors les murs: San Vicente, San Pedro, ....
Il est possible (et conseillé) de parcourir ces murailles dans toute leur longueur sur l'ancien chemin de ronde.
Les remparts d'Avila sur le côté Est: la Porte de l'Alcazar, la muraille est en arrière avec une entrée de petite dimension
En avant de la Porte de l'Alcazar se développe la Plaza Santa Theresa (aussi appelée Mercado Grande) avec la statue de Sainte Thérèse d'Avila et l'église San Pedro.
La Cathédrale San Salvador
La Cathédrale d'Avila
La Cathédrale, qui est dédiée au Saint Sauveur, a été commencée en style Roman à la fin du XIème siècle. Elle a été reconstruite à partir de 1157 par Maitre Fruchel, un architecte Bourguignon, qui apporta ses connaissances et son savoir-faire sur le Gothique primitif. Elle est édifiée avec du grès tacheté de rouille.
La Cathédrale d'Avila est un bon exemple de cathédrale-forteresse, le chevet, est intégré dans la muraille qui défend la ville (cf photo ci-contre). En effet, à la fin des années 1180, l'évêque Sancho avait la garde du roi Alphonse IX de Castille jusqu'à ce que celui-ci atteigne sa majorité.
La construction a été commencée par le chevet (le Cimorro), pour l'essentiel la structure du bâtiment était achevée au milieu du XIVème siècle.
Le chevet est le bastion le plus puissant de la muraille d'Avila, il est renforcé par des contreforts et des colonnes adossées dans partie arrondie.
Cette cathédrale est la première de style Gothique construite en Castille et même en Espagne.
Chevet fortifié (Cimorro) de la Cathédrale d'Avila avec machicoulis et créneaux
Sur la façade Ouest, la partie centrale est encadrée par deux puissantes tours, celle côté Nord a été achevée au XIVème siècle, celle côté Sud est tronquée.
Le portail Gothique (dit des Apôtres) a été transplanté au milieu du XVème siècle, il est orné de deux grands personnages sculptés en granit (maceros: massiers). Sur le tympan, le Christ est entouré d'anges, au-dessus est représenté le couronnement de la Vierge.
Le portail Nord est du XIVème siècle avec une décoration travaillée.
Abside et choeur avec le rétable La Cathédrale d'Avila Double déambulatoire et chapelles
La nef centrale est relativement étroite (un peu plus de 9 mètres de large) avec un double triforium aveugle et des fenêtres dont certaines sont murées. Cette nef est entourée par un double collatéral. Les fenêtres sont hautes et les vitraux sont de Nicolas de Hollande, ils ont été réalisés en 1536.
Le choeur a été réalisé au milieu du XVIème siècle, il est de style Renaissance (cf photo ci-dessus à gauche).
Le rétable principal (cf photo ci-contre) a été entrepris en 1499, il est de style Gothique avec un mélange réussi de peintures et de sculptures, les peintures sont de Pedro Berruguete et du Maestro Santacruz, les sculptures ont été achevées par Vasco de Zarra autour de 1510.
Les 72 stalles sont en noyer, elles sont l'oeuvre du Hollandais Cornelis au milieu du XVIème siècle.
Haut du rétable principal du choeur
La réalisation du chevet a été effectuée avec des pierres de tonalité rougeâtre issues de la carrière de La Collila à cinq kilomètres d'Avila. Le déambulatoire (cf photo ci-dessus à droite) est l'oeuvre de Maitre Fruchel, il dessert neuf chapelles absidiales.
La grande Chapelle est éclairée par des vitraux réalisés en 1497 par Juan de Valdivielso. Cette chapelle comporte un rétable (cf photo ci-dessus à gauche) dont le thème principal est la Transfiguration sur le Mont Thabor. Il a été commencé par Pedro Berruguete (panneaux inférieurs), poursuivi par Santos Cruz et achevé par Jean de Bourgogne.
Au centre du double déambulatoire, le trassagrario abrite le sépulcre de Alonso Fernandez de Madrigal (El Tostado) évêque d'Avila vers 1450, ce sépulcre est l'oeuvre de Vasco de Zarra en 1518 (ou de Domenico Fancelli).
Trascoro (avant-choeur) de la Cathédrale d'Avila
A l'intérieur, le Trascoro (avant-choeur) (cf photo ci-dessus) a été réalisé par Lucas Giraldo et Juan Rodriguez dans les années 1530. Il comporte de nombreux panneaux finement sculptés avec des scènes de la vie du Christ, au centre on voit l'Adoration des Mages et à droite le Massacre des Innocents.
Sur le côté Sud de la cathédrale le cloitre est de style Gothique, il date du XIVème siècle, il a été remanié les siècles suivants.
La Plaza del Mercado Chico
La Plaza del Mercado Chico à Avila avec l'Ayuntamiento
Cette place est un des endroits les plus animés d'Avila, elle est située à peu près au centre de la ville ancienne.
Elle est bordée au Nord par l'Ayuntamiento (Hôtel de Ville) comme le montre la photo ci-dessus, il a été construit au XIXème siècle. Elle est entourée d'arcades sur trois côtés avec des boutiques, des restaurants et des bars.
La Plaza del Mercado Chico: côté Sud avec l'église San Juan et côté Ouest
Le côté Sud est en bonne partie occupé par un portique avec en arrière un mur latéral de l'église San Juan (cf photo ci-dessus). Cette église remonte à l'époque des Wisigoths, elle a été complètement reconstruite au XVIème siècle.
La Plaza El Grande (Santa Teresa)
La Plaza Santa Teresa (El Grande)
Cette place est la plus grande de la ville, côté Ouest elle est bordée par les remparts avec la Porte de l'Alcazar (cf photo ci-dessus) et côté Est par la façade de l'église San Pedro.
L'origine de cette place remonte à la fin du XIème siècle, en relation avec la construction des remparts. Elle accueillait des tournois et des réceptions royales mais c'était aussi là qu'avaient lieu les autodafés et les exécutions.
Sur le côté Sud se trouve l'église de la Magdalena qui a une origine Romane, elle a été transformée au XVIème siècle. Les côtés Nord et Sud accueillent des commerces et des restaurants. La statue de Sainte Thérèse d'Avila est au centre de la place.
Les Palais et Maisons anciennes d'Avila
Avila conserve de nombreux Palais et belles maisons. Les plus anciens sont proches des murailles, car les familles nobles avaient à charge d'assurer la sécurité de leur secteur.
Le Palacio des Velada (cf photo ci-dessous à gauche) a été une résidence royale au XVIème siècle, il possède une grosse tour carrée réalisée en pierres de taille.
Le Palacio del Rey Nino (cf photo ci-dessous à doite) se situe sur la Place de la Cathédrale, il était en fait le palais des Evêques. Son nom provient de ce qu'il a accueilli le roi Alphonse XI pendant sa minorité.
Les Palacios des Velada et del Rey Nino sur la Place de la Cathédrale
Dès le XIIIème siècle et les siècles suivants l'obligation de service aux remparts s'estompe. De nombreuses demeures ont été construites du XIVème et XVIème siècles: Palacio de Abrantes, Casas de los Davilas (la partie la plus ancienne est du XIIIème siècle), la Tour des Guzmanes (XIVème siècle), le Palacio Nunez Vela (actuel Palais de Justice), la Maison Duque de La Roca (XVème siècle avec une façade XVIème), la Maison des Doyens (XVIème siècle), etc.
Les églises Romanes d'Avila
Avila possède plusieurs églises Romanes (certaines ne le sont que partiellement) parfois dans la vieille ville mais surtout extra-muros, à proximité des remparts.
Au Nord-Est, à 300 mètres à l'extérieur des remparts, l'église San Andrés a été construite à la fin du XIème siècle, elle est l'église Romane la plus ancienne de la ville.
Juste au Sud de celle-ci se situe l'église San Vicente qui est décrite ci-dessous.
La Cathédrale San Salvador a été commencée vers 1160, sa réalisation a duré jusqu'au XIVème siècle, elle est construite en granit. Elle possède des parties Romanes (abside, choeur et transept) et d'autres Gothiques. Son intégration au rempart lui donne une allure de forteresse que l'on retrouve aussi dans l'allure de la nef centrale.
Le petit Ermitage San Segundo est sur le côté Nord-Ouest de la ville, près du Rio Adaja, il date du XIIème siècle.
Eglise San Nicolas
Dans la partie Sud de la ville se trouve une église en bonne partie Romane: San Nicolas avec une abside simple et deux portails (cf photo ci-contre).
Eglise San Andrés
L'église San Andrés a été construite à partir de la fin du XIème siècle dans le prolongement du repeuplement d'Avila.
Elle est sans doute l'église des tailleurs de pierre qui ont participé à la construction de la muraille et de la cathédrale.
Elle est de petite dimension puisqu'elle fait moins de 30 mètres de longueur.
Elle a été commencée par le chevet qui se compose de trois absides en hémicycles. L'abside centrale est beaucoup plus importante que les deux autres, des cordons horizontaux et des colonnes adossées encadrent les cinq fenêtres dont les ouvertures étroites sont en forme de meurtrières. Une des absides latérales est sans fenêtre.
Portail de l'église San Andrés
Le portail occidental (cf photo ci-contre) est surmonté par des archivoltes décorées de rosaces inscrites dans un cercle. Ce motif se retrouve d'ailleurs sur les autres églises Romanes d'Avila. Les chapiteaux sont sculptés avec des représentations de monstres et d'animaux. Le portail situé côté Sud est du même type.
La tour-clocher sur le flanc Nord du portail principal a été construite postérieurement au reste de l'église.
A l'intérieur l'édifice comporte une nef principale encadrée de chaque côté par un collatéral. Les colonnes qui séparent ces espaces sont formées par une base cylindrique et des demi-colonnes adossées, elles supportent des arcs en plein cintre à double rouleaux.
L'abside centrale comporte de beaux chapiteaux historiés qui s'apparentent à ceux de San Isidoro de Leon. Ceci témoigne de l'origine (Galice, Leon) d'une partie des acteurs du repeuplement d'Avila.
Eglise San Vincente
L'église Saint Vincent se situe à l'extérieur de l'enceinte de la ville, près de la porte du même nom (cf photo ci-dessous). Le Quartier Juif (Juderia) d'Avila se situait dans ce secteur.
Cette église est le principal édifice roman de la ville, sur l'emplacement supposé du martyre de Saint Vincent et de ses soeurs en 303.
Eglise San Vicente, à gauche la Porte San Vicente et les murailles d'Avila
L'église San Vicente a été commencée à la fin du XIème siècle, sa construction s'est étalée sur les XIIème et XIIIème siècles. Elle fait 54 mètres de longueur.
Elle est essentiellement de style Roman avec cependant des éléments de style Gothique (par exemple la voûte de la nef). Elle a été construite sur une crypte où reposaient les reliques de Saint Vincent et de ses soeurs Sabine et Christète.
Elle a un plan en forme de croix latine avec une nef principale et deux collatéraux. Les parties basses de la nef, le chevet, le transept, les portes latérales et la crypte sont dans le style transition entre Roman et Gothique. Le reste de la nef et des collatéraux et la façade sont de style Gothique.
Le transept est relativement saillant, les bas du transept sont voûtés en berceau. A la croisée du transept, au dessus d'une coupole octogonale s'élève une tour carrée de deux étages.
Les fenêtres de l'étage supérieur sont en arc brisé. Le transept contient le Cénotaphe des Saints qui est un sépulcre recouvert par des sculptures: sur un côté on voit un Christ en majesté, de l'autre côté l'adoration des Mages, on y trouve aussi des scènes sur la persécution des Saints, etc.
Le chevet est simple et très haut (cf photo ci-contre). Il se compose de l'abside principale qui est entourée par deux absides plus petites, toutes trois sont en hemicycle (cf photo ci-contre). Les fenêtres sont en plein cintre avec de chapiteaux sculptés de motifs végétaux. Des colonnes adossées servent de contreforts.
Un portique a été ajouté sur le flanc Sud au début du XIVème siècle (cf photo ci-dessous), il est en granit en opposition avec le reste de l'église qui est en grès. Même si les arcs sont en plein cintre, les colonnes sont de style Gothique. Le côté Sud de l'église possède un portail avec des sculptures de qualité.
Eglise San Vincente d'Avila, côté Sud: portique, nef et transept
La façade sur le flanc Ouest (cf photos ci-dessous) a été commencée autour de 1180, en bas un narthex donne accès au portail qui est composé d'une double entrée surmontée de belles sculptures de style de transition entre Roman et Gothique.
Façade et narthex Eglise Saint Vincent d'Avila Portail
La tour à droite sur la photo de gauche ci-dessus a été partiellement achevée vers 1440.
A l'intérieur de l'édifice, le Cénotaphe des Saints Vincent, Sabine et Christète est une réalisation du début du XIIIème siècle, le martyre de ces trois saints a eu lieu en octobre 306.
Eglise San Pedro
L'église San Pedro est pour l'essentiel de style Roman, elle a été commencée au XIIème siècle et achevée au XIIIème.
La façade Ouest de l'église San Pedro donne sur la Plaza Santa Teresa (ou Mercado Grande), cette place a été de longue date un des points d'animation de la ville, il s'y tenait des marchés et des célébrations de fêtes.
Façade Ouest de l'église San Pedro et statue de Sainte Thérèse d'Avila
L'église San Pedro a un plan en forme de croix latine avec une nef principale encadrée de chaque côté par un collatéral, ces trois nefs sont de style Roman. Le transept et le choeur relèvent de la transition entre Roman et Gothique. Le transept est saillant avec une tour carrée accolée au côté Nord (cf photo ci-dessous). La tour principale s'élève au-dessus de la croisée du transept, à l'intérieur elle s'appuie sur une belle coupole.
La façade Ouest comporte un portail en plein cintre avec plusieurs archivoltes. Il est surmonté d'une rosace de style Gothique avec douze colonnettes rayonnantes, elle a été implantée au XIIIème siècle.
Portail Nord Eglise San Pedro Côté Nord
La photo ci-dessus à droite montre l'organisation du côté Nord de l'église San Pedro, le mur est renforcé par des contreforts puissants et le bras Nord du transept a une taille significative.
Le portail qui est implanté sur le côté Nord de l'église est le plus intéressant, les chapiteaux sont sculptés avec des motifs végétaux et les archivoltes comportent des rosaces inscrites dans un cercle et des pointes de diamant (cf photo ci-dessus à gauche).
Chevet de l'église San Pedro
Le chevet comporte trois absides en hémicycles renforcées par des contreforts colonnes, elles possèdent une corniche avec des modillons sculptés et trois cordons horizontaux. Les fenêtres sont en plein cintre, celles de l'abside principale sont ouvertes et celles des absides latérales sont aveugles. Les colonnettes de ces fenêtres sont surmontées de chapiteaux sculptés.
A droite sur la photo ci-dessus, la tour-clocher de l'église est adossée au bras Nord du transept.
Ermitage San Segundo
Le petit Ermitage San Segundo est sur le côté Nord-Ouest de la ville, près du Rio Adaja et de l'angle Nord-Ouest des murailles.
Il date du XIIème siècle, il comporte une nef principale et de chaque côté un collatéral, le portail principal est sur le côté Sud et un clocher-mur donne sur la façade (cf photo ci-contre).
Façade de l'Ermitage San Segundo
Le chevet a trois absides en hémicycles . Les chapiteaux sculptés au-dessus des colonnes sont intéressants. Sa couverture est en bois.
Il a été modifié au début du XVIème siècle mais il conserve néanmoins des parties Romanes.
Le tombeau de San Segundo, évêque d'Avila, est près de l'abside principale, il est l'oeuvre de Berruguete.
Castille Romane Tome I de Luis-Maria de Lojendio, Abundio de Rodriguez - Collection Zodiaque La nuit des temps - ISBN : 2736900774
Castille Romane Tome II de Luis-Maria de Lojendio, Abundio de Rodriguez - Collection Zodiaque La nuit des temps - ISBN : 2736900782
Leon Roman de Antonio Vinayo Gonzalez - Collection Zodiaque La nuit des temps - ISBN : 2736901185
Galice Romane de Manuel Chamoso Lamas, Dom Victoriano Gonzalez, Dom Berardo Regal - Collection Zodiaque La nuit des temps -
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582)
Avila est la patrie de Sainte Thérèse d'Avila qui y est née en 1515 et y a vécu une bonne partie de sa vie. Elle est, avec Saint Jacques, la sainte patronne de l'Espagne.
Le Couvent de Santa Teresa a été construit sur le site de la maison natale de Sainte Thérèse, il a été achevé en 1636. Il contient un rétable remarquable de l'atelier de Gregorio Fernandez. Un Musée dédié à Sainte Thérèse est implanté dans la crypte de l'église.
Monastère de l'Incarnation (Encarnacion)
Le Monastère de l'Incarnation (cf photo ci-contre) a été fondé en 1479 et inauguré en 1515 sur l'emplacement d'une ancienne synagogue, il accueillait des Carmélites. L'église a été modifiée aux XVIIème et XVIIIème siècles.
Sainte Thérèse y a pris le voile à l'âge de 20 ans et y a vécu 27 ans. A la fin de ce séjour elle était devenue la Prieure de ce monastère.
C'est là qu'elle a eu la plupart de ses visions et a entrepris de réformer l'Ordre du Carmel.
Le Couvent de Saint Joseph est le premier qui a été fondé par Sainte Thérèse en 1562. Il a été modifié et agrandi au XVIIème siècle.
Sainte Thérèse a terminé sa vie au Couvent des Carmélites d'Alba de Tormes, elle y est morte en 1582 et y repose dans une basilique.
Autres édifices Religieux
L'église San Martin possède une tour-clocher de style Mudéjar (cf photo ci-contre) du XIVème siècle, la base a été réalisée en pierres de taille et les derniers étages sont en briques rougeâtres. La restauration du XVIIIème siècle a significativement modifié l'intérieur de cette église.
Un panneau du XVème siècle représente Saint Martin partageant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre.
Eglise San Martin
A partir de la Puerta del Puente dans la partie Ouest des murailles, en remontant la rue San Esteban on arrive à l'église San Esteban.
La Chapelle de Mosen Rubi a été réalisée à partir de 1516 et achevée vers 1530. Elle contient un sépulcre en albâtre où reposent le fondateur de l'église et son épouse, il est l'oeuvre d'Andrès Lopez qui l'a sculpté à la fin du XVIème siècle. Le rétable principal a été réalisé en 1629, il comporte des peintures de Felipe Diriksen.
Monastère de Santo Tomas
Ce Monastère est à l'extérieur de la ville, à environ un kilomètre au Sud-Est de l'église San Pedro.
Il a été fondé par les rois Catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon en 1482 et construit en 1493 par l'architecte Martin Ruiz de Solorzano, ces rois s'en servaient comme palais d'été. Il a été victime d'un incendie en 1949.
Le monastère comprend une église et trois cloitres: des Rois, du Noviciat et du Silence.
Dans l'église, la nef est unique et le choeur de style Gothique flamboyant est remarquable, le rétable est de Pedro de Berruguete, il illustre la vie de Saint Thomas d'Aquin.
Le Prince Jean était le fils unique de Ferdinand et Isabelle, il est mort en 1497. Son sépulcre en marbre a été réalisé par Domingo Fancelli en 1512, il est situé à la croisée du transept.
Le cloitre des Rois et celui du Noviciat sont sobres, le cloitre du Silence est par contre très décoré.
Le monastère comprend aussi un Musée d'Art Oriental avec de nombreux objets issus principalement d'Asie du Sud-Est.
Histoire
Avila remonte à l'époque Celtibère, un village était habité par des Vetons, il portait le nom d'Obila.
A l'époque Romaine l'agglomération se nomme Avela et fait partie du territoire des Vaccéens dans la province de l'Hispania citerior.
Une église chrétienne y aurait été fondée dès la fin du Ier siècle par San Segundo et Saint Vincent y aurait subi le martyre au début du IVème siècle.
Avila est tombé sous la domination des Maures au début du VIIIème siècle, les Musulmans en ont gardé le contrôle pendant plus de trois siècles. En pratique la ville est alors quasiment désertée par ses habitants de même que la région qui s'étend entre le Duero et les Sierras de Gredos et de Guadarrama.
Avila est conquise par une armée chrétienne conduite par Raymond de Bourgogne, époux de Dona Urraca et gendre d'Alphonse VI de Castille, à la fin du XIème siècle, cette armée est composée de combattants venant de Leon, de Burgos et de Galice.
Raymond de Bourgogne engage le repeuplement de Avila et de sa région en y faisant venir des gens du Nord de l'Espagne auxquels il accorde de nombreux privilèges. Dès 1105 les milices d'Avila engagent des actions contre les Maures en direction de Saragosse.
A cette époque les nobles qui ont conduit le repeuplement habitent intra-muros et contribuent à la sécurité en gardant la partie des remparts proche de leur palais. Les artisans étaient implantés dans des quartiers par corporations: les tailleurs de pierre côté Nord, les meuniers, tanneurs et teinturiers côté Ouest près du Rio Adaja et de la Porte du même nom, les Juifs étaient côté Ouest, etc. Les Maures étaient tous extra-muros sur le flanc Sud-Ouest.
Les Chrétiens consolident alors une nouvelle ligne de défense s'appuyant sur les villes de Salamanque, Avila et Ségovie. C'est à ce moment qu'est engagé un processus de repopulation des territoires et que sont construites les murailles d'Avila. C'est également le moment de la construction d'églises dans la ville, en style Roman.
Au XVIème siècle, Avila est une ville prospère en particulier grâce à son activité dans le textile. L'expulsion des Musulmans au début du XVIIème siècle, en 1610, sous le roi d'Espagne Philippe III, provoque son déclin.
Province d'Avila
La Province d'Avila s'étend sur une superficie d'environ 8000 km2. Elle est relativement montagneuse avec la Sierra de Avila sur le côté Ouest de Avila et surtout la Sierra de Gredos et la Sierra de Guadarrama au Sud. Le Pico Almanzor, dans la Sierra Gredos, s'élève à près de 2600 mètres d'altitude.
Les routes en direction du Sud, vers Madrid et Tolède ont à franchir des cols pouvant atteindre et dépasser 1400 mètres d'altitude (Puerto de la Paramera 1400m, Puerto de Menga 1560m, Puero del Pico 1352m, etc).
Le Puerto de la Pena Negra, près de Piedrahita, atteint 1900 mètres d'altitude. Cette ville est sur la route d'Avila à Plasencia, de même que El Barco de Avila une vingtaine de kilomètres plus à l'Ouest, le village conserve des remparts en ruines et un château de la fin du XVème siècle.
Le climat de la province est de type continental avec des précipitations variables selon les lieux: 1600 mm par an dans la Sierra de Gredos contre 600 mm dans la Paramera.
L'économie reste basée sur l'agriculture avec en particulier l'élevage, des activités sont aussi issues de l'exploitation forestière et de la transformation des métaux.
En plus d'Avila, la seule ville un peu significative est Arevalo, sur le Rio Adaja, dans le Nord de la Province. La petite ville de Madrigal de las Altas Torres conserve des monuments médiévaux significatifs.
Arévalo est une ville qui se situe à une quarantaine de kilomètres au Sud de Medina del Campo et une cinquantaine de kilomètres au Nord d'Avila. Elle est au confluent du Rio Adaja avec le Rio Arevallilo et se situe à 830 mètres d'altitude.
La ville possède un nombre important de monuments remarquables qui témoignent de son importance à l'époque Médiévale. Arevalo est la patrie de Saint Jean de la Croix et la reine Isabelle la Catholique y a passé une partie de son enfance avec sa mère, la seconde épouse du roi de Castille Jean II. Les rois Charles-Quint et Philippe II y ont séjourné.
Parmi ces monuments on peut citer le château-fort, les églises Santa Maria et San Martin situées sur la belle Plaza de la Villa, les églises San Miguel, San Juan Bautista, Santo Domingo de Silos et El Salvador, et l'Ayuntamiento sur la Plaza del Real, etc.
Arevalo conserve des ponts de style Mudéjar: Puente los Barros, Puente Llano (ou Medina), Puente San Julian et Puente de Valladolid qui est en ruines.
Puente los Barros sur le Rio Arevallilo
La ville a été protégée par des murailles édifiées au XIIème siècle, il n'en reste que peu d'éléments: l'Arco del Alcocer et l'Arco de San Juan dont il ne subsiste qu'une tour.
Le château-fort
Château-fort d'Arevalo
Le château-fort est sur un promontoire légèrement au Nord de la ville, au-dessus du confluent du Rio Adaja avec le Rio Arevallilo. Il était protégé par une ou deux enceintes qui ont disparu et c'était un des châteaux les plus puissants du royaume de Castille.
L'énorme donjon de pierre a une forme barlongue, il n'a pas d'ouverture sur la plus grande partie de sa hauteur, celles que l'on voit ont été créées postérieurement pour utiliser de l'artillerie.
Un enceinte en briques est dotée de machicoulis et de créneaux. Des échauguettes sont situées à certains angles et au milieu de certains côtés.
En 1445, le roi Henri IV de Castille, le demi-frère d'Isabelle la Catholique, a fait le siège de ce château où s'étaient réfugiés les partisans de l'Infant Alphonse.
La Plaza de la Villa
La Plaza de la Villa à Arevalo
Cette place est remarquable d'abord grâce aux deux églises situées aux extrémités, mais aussi par les maisons à pans de bois bordées de portiques.
La Plaza de la Villa d'Arevalo avec à gauche une tour de l'église San Martin
Eglise Santa Maria la Mayor
Cette église a été construite à partir de la fin du XIIème siècle et pendant le XIIIème.
Elle est à nef unique et avec une abside en hémicycle (cf photo ci-contre), à l'intérieur cette abside est voûtée en cul-de-four.
Cette abside est en briques et décorée par un ensemble d'arcades aveugles sur trois niveaux, elle présente des analogies avec celles des églises de Sahagun.
Sur le côté Ouest, la tour est percée par une arcade en arc brisé sous laquelle passe une rue.
Eglise Santa Maria la Mayor
A l'intérieur elle conserve des peintures murales du XIVème siècle avec en particulier un Christ dans une mandorle, il fait une bénédiction avec une main tandis que l'autre tient une sphère symbolisant la Terre.
Eglise San Martin
Côté Nord Eglise San Martin Côté Sud avec le portique
L'église San Martin est caractéristique avec deux hautes tours en briques, de style Mudéjar. Celle à gauche sur la photo à gauche ci-dessus est appelée las Ajedreces, la base est décorée d'arcatures en briques.
Sur le flanc Sud se trouve un portique (cf photo ci-dessus à droite) avec des arcades en plein cintre qui ressemble à ceux des églises Romanes de Ségovie.
Eglise San Miguel
L'église San Miguel a été fondée par la famille Montalvo au moment du repeuplement de la région. Sa construction s'est étalée de la fin du XIIème siècle jusqu'au XVIème, elle est de style Mudejar.
Eglise San Miguel Chevet plat avec des arcatures
Elle a une allure massive, le chevet est plat et décoré par des arcatures (cf photo ci-dessus à droite). A l'intérieur de la grande nef se trouve un rétable remarquable reconstitué avec des éléments de la fin du XVème siècle.
Autres églises d'Arévalo
Dans la partie Sud de la ville ancienne, Arévalo possède plusieurs autres églises intéressantes: El Salvador dont l'origine est ancienne, l'église Santo Domingo de Silos entourée par la Plaza Santo Domingo et la Plaza de El Arrabal, l'église San Juan Bautista.
Eglise de la Lugareja
Cette église est à deux kilomètres d'Arévalo, elle faisait partie d'un monastère Cistercien. Elle a été construite au XIIème siècle en style Roman et Mudéjar puis en partie détruite au XVIème siècle. Il n'en reste que le transept et le chevet.
La croisée du transept est surmontée par une coupole de style Roman avec au-dessus une tour carrée et massive. Le chevet comporte trois absides avec des arcatures. Ces vestiges, essentiellement construits en briques constituent une des plus belles références de l'art Mudéjar.
Madrigal de las Altas Torres
Cette petite ville est à vingt-cinq kilomètres à l'Ouest d'Arévalo. Elle a été importante au Moyen-Age et ses édifices témoignent de sa importance passée.
Eglise Santa Maria del Castillo Panorama sur Madrigal de las Altas Torres Eglise San Nicolas
Madrigal a conservé une partie de ses murailles en briques et pisé réalisées au XIIIème siècle. Elles sont renforcées par des hautes tours carrées (dont 23 subsistent encore) qui ont donné la seconde partie de son nom (Altas Torres). Ces murailles avait une longueur proche de celles d'Avila, elles sont un bon exemple de l'architecture militaire de style Mudéjar.
Plusieurs portes subsistent, la plus intéressante est la Cantalapiedra qui possède un grand arc brisé et est protégée par une tour pentagonale avec des archères dans les niches. On peut aussi signaler La Porte d'Arévalo, la Porte de Penaranda, ....
La ville possède des églises intéressantes comme celle de Santa Maria del Castillo qui est de style Mudéjar, sa première construction est du XIIème siècle, elle a été reprise au XVIIIème siècle.
L'église San Nicolas est aussi de style Mudéjar avec des additions au moment de la Renaissance (XVIème siècle).
La reine de Castille Isabelle la Catholique est née à Madrigal le 22 avril 1451, elle a été baptisée dans l'église Saint Nicolas. Le palais de sa naissance fait partie maintenant du Couvent des Augustins.
En 1476 les Cortès se sont réunis à Madrigal pour pour proclamer reine Isabelle, alors Princesse des Asturies, aux dépens de sa concurrente Jeanne, la Beltraneja.
Piedrahita
Piedrahita est une ville située à une soixantaine de kilomètres au Sud-Ouest d'Avila, près de la Sierra de Gredos.
Panorama sur Piedrahita à partir du Puerto Pena negra (1900 mètres d'altitude)
La ville de Piedrahita a été attribuée par le roi de Castille Henri II à Garcia Alvarez de Toledo qui est devenu en 1472 duc d'Albe.
Piedrahita est la patrie d'un de ses successeurs, le duc d'Albe, principal général des armées du roi Philippe II d'Espagne puis terrible Gouverneur des Pays-Bas.
Le Palais des ducs d'Albe a été construit par l'architecte français Jacques Marquet autour de 1760.
Le peintre Francisco de Goya a séjourné dans le palais familial du duc d'Albe, il y a peut-être peint son célèbre tableau, la Maja nue, sans doute inspiré par la duchesse d'Albe.
Ayuntamiento de Piedrahita
L'église Nuestra Señora de la Asuncion
Cette église (cf photo ci-dessous) a été fondée par l'épouse du roi Alphonse IX de Castille, elle remonte au XIIIème siècle, originellement en style Gothique.
Elle a été très remaniée aux XVIème et XVIIème siècles, elle est austère et garde une allure de forteresse.
A l'intérieur le rétable de l'autel des Rois est du début du XVème siècle.
Eglise Nuestra Señora de la Asuncion de Piedrahita
El Barco de Avila
El Barco de Avila est à une vingtaine de kilomètres au Sud-Ouest de Piedrahita dans un cadre montagnard avec de beaux panoramas sur la Sierra Gredos. Elle est traversée par le Rio Tormes.
C'est un point de passage important en direction de l'Andalousie.
Panorama sur El Barco de Avila, en bas le Pont Roman sur le Rio Tormes et en haut le château du Val de Corneja
Elle conserve des vestiges de ses murailles du XIIème siècle avec en particulier la Porte d'Avila.
La ville possède le château médiéval du Val de Corneja situé en hauteur, l'édifice est du XVème siècle, il est en ruines. Ce château a appartenu à la famille d'Alba (Alba), initialement seigneurs du Val de Corneja.
Elle possède aussi une église du XIVème siècle et un Pont Roman du XIIème siècle qui franchit le Rio Tormes.
Mombeltran
Le village de Mombeltran se situe à environ 70 kilomètres au Sud d'Avila en direction de Talavera de la Reina, à proximité du Puerto de Pico (1352 mètres). On y découvre un beau panorama sur la Sierra de Gredos et la vallée du Tage.
Château de Mombeltran dans la Sierra de Gredos
Le village est issu de la repopulation entreprise suite à la Reconquista par les Chrétiens à partir du XIème siècle.
Il conserve deux monuments intéressants: l'église San Juan Bautista de style Gothique (XIVème siècle) et surtout un ancien château-fort (cf photo ci-dessus).
Le château a été réalisé pour Beltran de la Cueva, duc d'Albuquerque au milieu du XVème siècle.
La Sierra de Gredos
La Sierra de Gredos sépare la Province d'Avila de celle de Tolède. Certains sommets dépassent les 2500 mètres d'altitude: El Almanzor (2592m), la Gaiana (2564m), etc.
Panorama sur la Sierra de Gredos
Le Puerto del Pico qui s'élève à 1352 mètres d'altitude est un des points de franchissement de cette sierra. Il débouche sur la vallée du Tage et sur la ville de Talavera de la Reina.
L'autre route franchit le Puerto de la Paramera à 1395 mètres d'altitude, elle débouche sur la vallée du rio Alberche et permet d'atteindre directement Tolède.
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Du VIIIème au XVème siècle, la reconquête chrétienne de la péninsule Ibérique va refouler méthodiquement l'Islam Andalou et fixer pour longtemps certains traits caractéristiques de l'histoire et de la société espagnoles.
Cet ouvrage explique donc l'histoire de la reconquête ibérienne du VIIIème au XVème siècle, avec un prolongement au XVIIème siècle pour l'expulsion des Morisques.
Pendant le millénaire (409-1474) du Moyen-Age, il n'y a pas une mais des Espagnes qui s'allient ou s'affrontent. Les royaumes Chrétiens engagent la Reconquête de la péninsule sur Al-Andalus et l'achèvent en 1492 par la chute du royaume de Grenade.
L'ouvrage décrit ces luttes avec en même temps la coexistence des religions, l'importance des villes qui structurent l'espace, etc.
Plusieurs âges d'or marquent lhistoire de l'Espagne : de l'époque romaine à la conquête musulmane, de la reconquête au Siècle d'Or, de l'expansion coloniale à, plus près de nous, après la movida, l'expansion économique des dernières années. Sans oublier les heures sombres, comme celles de la guerre civile et du franquisme.
Cet ouvrage, réédité plus de vingt fois, offre une remarquable synthèse de l'histoire dune terre dont Pablo Neruda disait quelle était « au coeur » de tous les hommes de bonne volonté.