Quatrième Comte d'Anjou — vers 958-987
Avant le grand bâtisseur, le préparateur. Avant les donjons de Loches et de Langeais, le tissu patient des alliances, des fidélités et des réformes monastiques. Avant la dynastie offensive du XIe siècle, le passage discret du monde carolingien au monde capétien. Au cœur de la mutation politique de l'an mil, Geoffroy Ier transforme un comté encore menacé en principauté structurée, capable d'intervenir en Bretagne, en Poitou, en Maine, en Touraine et jusqu'en Bourgogne. Et il meurt l'année même du sacre d'Hugues Capet, sur le champ de bataille de Marçon.
D'Ingelger à Geoffroy, quatre générations
Geoffroy Ier d'Anjou, dit Grisegonnelle — « manteau gris », ou plus précisément grise gonelle, du latin gonella qui désigne la tunique longue portée par les guerriers du Xe siècle — naît vers 938-940 et gouverne l'Anjou de façon certaine entre la fin des années 950 et sa mort, le 21 juillet 987. Il est le quatrième comte d'Anjou de la dynastie des Ingelgériens, issue d'Ingelger, vassal carolingien installé en Anjou par Charles le Chauve dans la seconde moitié du IXe siècle.
| Comte d'Anjou | Règne | Place dans la dynastie |
|---|---|---|
| Ingelger | v. 870-888 | Ancêtre fondateur, vicomte d'Orléans puis comte d'Anjou. Vassal de Charles le Chauve. Personnage en partie légendaire |
| Foulque le Roux | 888-942 | Premier comte historique. Reçoit le titre comtal du roi Eudes confirmé par Charles le Simple. Lutte contre les Vikings et les Bretons |
| Foulque II le Bon | 942-958 | Père de Geoffroy. Lettré, ami du clergé, pieux. Consolide les bases du comté sans grand éclat militaire |
| Geoffroy Ier Grisegonnelle | 958-987 | Notre sujet. Le préparateur de la puissance angevine |
| Foulque III Nerra | 987-1040 | Le grand bâtisseur, son fils. Donjons de Loches, Langeais, Montbazon. Pèlerin de Jérusalem à quatre reprises |
Le règne de Geoffroy se situe dans une période décisive : l'affaiblissement des derniers Carolingiens (Lothaire IV, Louis V), la montée des Robertiens puis l'avènement d'Hugues Capet en juillet 987, et la constitution des grandes principautés territoriales dans l'Ouest du royaume. L'Anjou du Xe siècle s'affirme face aux comtes de Rennes, Nantes, Blois, Maine et au duc d'Aquitaine, dans un espace qui inclut déjà Loudun et une partie des Mauges, mais pas encore le Saumurois.
Il serait réducteur de voir Geoffroy seulement comme le père de Foulque Nerra. Foulque sera le grand bâtisseur militaire du début du XIe siècle, mais il hérite d'un socle déjà solidement préparé : un réseau de fidélités, des alliances matrimoniales, des points d'appui dans le Poitou, le Nantais, le Maine et la Touraine, ainsi qu'un rapprochement décisif avec Hugues Capet. L'historien américain Bernard Bachrach a consacré à Geoffroy une étude spécifique, Geoffrey Greymantle, Count of the Angevins, 960-987 : A Study in French Politics, signe que ce règne mérite d'être étudié pour lui-même.
Les Gesta consulum Andegavorum et la mémoire aristocratique
Le surnom de Grisegonnelle vient de la tradition narrative angevine. Les Gesta consulum Andegavorum (Gestes des comtes d'Anjou), rédigées au XIIe siècle, longtemps après les événements, donnent de Geoffroy une image héroïque. L'historien Ferdinand Lot (1866-1952) a montré que Geoffroy était devenu une figure épique, mentionnée dans plusieurs chansons de geste — témoignage d'une forte mémoire aristocratique, mais qui impose aussi de distinguer l'histoire vérifiable de la légende.
Cette précaution méthodologique est importante. Certains épisodes — combats contre des Danois, exploits chevaleresques, récits de prouesse individuelle — appartiennent autant à la construction mémorielle de la maison d'Anjou qu'à l'histoire politique. Le vrai Geoffroy Grisegonnelle est peut-être moins spectaculaire que le héros des chroniques, mais il est plus intéressant : c'est un prince méthodique, capable de combiner la guerre, le mariage, la fidélité féodale, l'église et la diplomatie royale.
Pour l'historien moderne, les sources réellement contemporaines de Geoffroy sont rares : chartes de donation aux abbayes (Saint-Aubin d'Angers, Cormery, Saint-Maur), actes royaux de Lothaire IV, annales brèves. Aux Gesta tardives, il faut préférer les diplomatiques, plus séches mais plus fiables. L'ouvrage fondamental d'Olivier Guillot, Le comte d'Anjou et son entourage au XIe siècle (1972) a renouvelé la compréhension du pouvoir comtal angevin par l'étude systématique des fidélités et des structures.
L'ancrage carolingien et l'extension bourguignonne
Geoffroy est le fils de Foulque II le Bon, comte d'Anjou, et de Gerberge (probablement Gerberge du Maine, fille de Hugues, vicomte du Maine). Il succède à son père vers 958-960, à la tête d'un comté encore vulnérable, centré sur Angers et sur les communications de la Loire. L'Anjou est alors pris entre plusieurs puissances : Blois à l'est, le Poitou au sud, le Maine au nord, la Bretagne et le Nantais à l'ouest.
De cette union naissent notamment :
Une principauté tenue par les châteaux
Le grand mérite de Geoffroy est d'avoir compris que la puissance d'un comte ne repose pas seulement sur le domaine direct, mais sur la capacité à contrôler les hommes, les châteaux, les abbayes et les passages. Il s'appuie sur un réseau de fidèles comtaux auxquels il confie des points stratégiques, sans pour autant leur abandonner complètement le pouvoir — comme le feront les comtes plus faibles du XIe siècle, ouvrant la voie à l'émancipation châtelaine.
Autour d'Angers, il organise une véritable ceinture de sécurité. Plusieurs places fortes verrouillent les accès à la capitale comtale :
| Place | Direction | Rôle stratégique |
|---|---|---|
| Blaison | Sud-est | Verrou de la basse Vallée du Layon, sur les communications vers Saumur |
| Brain-sur-l'Authion | Est | Contrôle de la confluence Loire-Authion, à quelques lieues d'Angers |
| Jarzé | Nord-est | Sur la route d'Angers vers le Vendômois et Tours |
| Seiches-sur-le-Loir | Nord | Verrou du Loir, en lisière sud du Maine |
| Rochefort-sur-Loire | Sud-ouest | Confluence Loire-Layon, l'une des limites traditionnelles de l'Anjou |
| Champigné-sur-Sarthe | Nord-ouest | Sur la rivière Sarthe, côté ouest, vers la marche bretonne |
| Craon | Nord-ouest | Forteresse capitale aux limites du Maine et de la Bretagne. Famille des sires de Craon, fidèles aux angevins |
| Vihiers | Sud | Accès aux Mauges et au Poitou méridional |
Ces places ne sont pas de simples forteresses isolées. Elles correspondent à des routes, des rivières, des gués, des limites de pagi et des zones de contact avec les puissances voisines. Le système est encore artisanal : la plupart sont alors de simples mottes castrales avec basse-cour palïssadée, parfois rehaussées d'une tour de bois. Les grands donjons de pierre carrés viendront avec Foulque Nerra, mais le maillage territorial, lui, est déjà en place sous Geoffroy.
Foulque Nerra héritera de ce système et lui donnera une dimension plus offensive encore. Mais sans Geoffroy, l'Anjou n'aurait probablement pas disposé des instruments nécessaires pour devenir l'une des grandes puissances féodales de l'Ouest médiéval.
— Synthèse historiographique angevine
Arbitrer entre Rennes et Nantes pour contrôler la basse Loire
La frontière occidentale est l'un des enjeux majeurs du règne. Le Nantais est une région vitale : il commande l'aval de la Loire et les communications vers l'Atlantique. Après les crises provoquées par les invasions normandes (les Vikings ont ravagé Nantes en 843 et tué l'évêque Gunthard sur les marches de la cathédrale) et les rivalités entre Nantes et Rennes au sein du monde breton, Geoffroy intervient dans les conflits bretons afin d'empêcher l'émergence d'une puissance hostile sur la basse Loire.
La Bretagne du Xe siècle est elle-même divisée : deux dynasties s'opposent, les comtes de Rennes (lignée de Juhel Bérenger, puis de Conan Ier) et les comtes de Nantes (lignée d'Alain Barbetorte, mort en 952, puis Hoel et Guérech). Le mariage de sa fille Ermengarde, avec Conan de Rennes a tenté un temps d'apaiser ces tensions par l'alliance. Mais en 981, Conan attaque Guérech de Nantes, protégé angevin. Geoffroy intervient.
La victoire de 982 ne donne pas à l'Anjou une domination définitive sur la Bretagne, mais elle place le Nantais sous forte influence angevine et montre que le comte d'Anjou est désormais un arbitre militaire de premier plan dans l'Ouest. Guérech de Nantes est restauré, sa lignée maintenue. Geoffroy ne cherche pas à conquérir toute la Bretagne. Son objectif est plus précis : empêcher Rennes de contrôler Nantes, maintenir l'ouverture angevine vers l'aval de la Loire, et faire du Nantais une zone tampon dépendant de son arbitrage.
La poussée angevine vers le Poitou
Au sud, Geoffroy affronte le comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, Guillaume IV Fier-à-Bras (mort en 994), dont la principauté est l'une des plus puissantes du royaume. L'enjeu est l'influence sur le pays loudunais et la haute valleée du Thouet.
Cette avancée est essentielle. Loudun et Mirebeau ne sont pas seulement des gains territoriaux : ce sont des têtes de pont vers le Poitou. Elles permettent à l'Anjou de contourner les positions blésoises de Saumur et de Chinon (alors aux mains de Thibaud le Tricheur), et d'ouvrir une ligne d'action vers le sud. La construction ou la consolidation ultérieure des forteresses par Foulque Nerra — donjon de Loudun, motte de Mirebeau — prolongera cette politique, mais l'impulsion vient déjà de Geoffroy.
Dans cette zone, Geoffroy s'appuie aussi sur les vicomtes de Thouars, dynastie vassale qui contrôle un vaste territoire entre Loire et Poitou. Vihiers, les Mauges, Loudun et Mirebeau forment un dispositif méridional qui transforme l'Anjou en puissance offensive. Quand Foulque Nerra prendra la relève, c'est de ce socle qu'il partira pour conquérir la Saintonge et menacer durablement le duché d'Aquitaine.
Préparer l'encerclement futur
A l'est, l'adversaire principal est la maison de Blois. L'enjeu est la Touraine, mais aussi la maîtrise des routes de la Loire moyenne. Sous le redoutable Thibaud le Tricheur (mort vers 975-977), comte de Blois, de Chartres et de Tours, Blois s'étend dangereusement et menace les accès orientaux d'Angers.
Geoffroy possède déjà Loches, place ancienne et stratégique sur l'Indre. Il faut toutefois corriger un point souvent confus : la grande tour maîtresse de Loches visible aujourd'hui, qui domine la cité médiévale et fait partie des plus remarquables donjons rectangulaires de France, est généralement rattachée à l'œuvre de Foulque Nerra (vers 1010-1035), même si Geoffroy avait déjà établi la présence angevine sur le site et probablement érigé une première tour de bois.
Mort de Thibaud le Tricheur (977) et alliance robertienne
Au début de son règne, Geoffroy reste dans l'univers politique carolingien. Il soutient Lothaire IV (954-986) et participe aux équilibres traditionnels du royaume des Francs. Lothaire, descendant de Charlemagne à la dixième génération, tente vainement de restaurer l'autorité royale face à la montée des principautés territoriales et à l'Empire ottonien.
Mais le rapport des forces évolue rapidement. La mort de Thibaud le Tricheur en 977 et l'avènement de son fils Eudes Ier de Blois changent profondément la situation. Eudes est un adversaire encore plus ambitieux et expansionniste que son père. Il vise à faire de la maison de Blois la principale puissance entre Loire et Seine, en réunissant Chartres, Blois, Tours, Beauvais et Provins. Blois devient l'ennemi principal de l'Anjou.
Face à la menace blésoise, Geoffroy se rapproche d'Hugues Capet, duc des Francs, puis roi en 987. Ce rapprochement n'est pas seulement idéologique : il est stratégique. Hugues Capet a besoin d'appuis contre Blois (Eudes est l'un des grands princes qui ont voté sa royauté sans enthousiasme), et Geoffroy a besoin d'un protecteur supérieur pour contenir Eudes de Blois. L'alliance se construit en deux temps :
Ainsi, Geoffroy accompagne le passage du monde carolingien au monde capétien. Il ne subit pas la mutation politique : il l'utilise. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'Anjou de l'an mil est si solidement installé dans le jeu du nouveau royaume : il a choisi le bon camp au bon moment.
Bellême, Craon, Sablé, Parcé et Précigné
Au nord, Geoffroy ne mène pas une politique de conquête frontale. Le comté du Maine est gouverné par une dynastie comtale indépendante (les Hugonides), et Geoffroy n'a pas les moyens d'une annexion. Il agit par réseaux et fidélités : alliances avec des familles comme les Bellême, soutien à des évêques favorables, appuis auprès des vicomtes et des lignages châtelains.
Plusieurs sites jalonnent cette progression discrète :
Le Vendômois est plus directement lié à la grande rivalité contre Blois. En s'alliant à Bouchard de Vendôme, Geoffroy contribue à former un arc angevino-capétien contre la puissance blésoise. Cette alliance prépare les conflits du XIe siècle, où l'Anjou de Foulque Nerra et de Geoffroy Martel s'opposera durablement à Blois pour la Touraine et la Loire moyenne, et culminera avec la bataille de Nouy en 1044, qui donne enfin Tours aux Angevins.
Saint-Aubin, Gérard de Brogne, Guy d'Anjou
Geoffroy est aussi un prince religieux. Le Xe siècle est l'âge des grandes réformes monastiques : Cluny a été fondée en 910, l'abbaye lotharingienne de Brogne est devenue le grand centre d'observance monastique du Nord. Les princes territoriaux qui veulent affirmer leur légitimité doivent s'associer à ce mouvement. Geoffroy le fait avec habileté.
Saint-Aubin d'Angers et Gérard de Brogne
Mais la politique ecclésiastique de Geoffroy est aussi très concrète. à Saint-Aubin d'Angers, abbaye capitale pour le pouvoir comtal — c'est l'abbaye-nécropole de la dynastie ingelgérienne —, Geoffroy favorise la restauration monastique. En 966, il accueille à Angers le grand réformateur lotharingien Gérard de Brogne (mort en 959, son disciple plutôt, mais la tradition simplifie) pour restaurer l'observance régulière et instaurer un abbé régulier, tout en conservant une forte surveillance comtale sur l'abbaye.
La méthode est typique de l'époque : Geoffroy renonce officiellement à nommer l'abbé (la règle de saint Benoît exige l'élection canonique), mais il garde la haute main sur les domaines temporels de l'abbaye, et sur ses relations extérieures. Piété et politique font alors un même geste.
Il ne faut donc pas opposer piété et politique. Chez Geoffroy, la réforme monastique sert à la fois Dieu, la mémoire familiale, la pacification sociale et le contrôle des ressources. Les abbayes sont des centres spirituels, mais aussi des propriétaires fonciers, des lieux d'écrit, de justice, de mémoire et d'influence. L'abbaye de la Trinité de Vendôme, fondée plus tard par son petit-fils Geoffroy Martel, s'inscrira dans la même logique.
Au moment même du sacre capétien
La fin de Geoffroy est à l'image de son règne : militaire, politique et capétienne. En juillet 987, Hugues Capet vient juste d'être sacré roi (3 juillet, à Noyon). Le nouvel ordre politique se met en place. C'est dans ce contexte que se déroule l'épisode final.
Sa mort intervient donc au moment précis où se met en place le nouvel ordre capétien. Son fils Foulque III Nerra, encore jeune (environ 17 ans), lui succède. L'année 987 voit ainsi deux événements décisifs : l'avènement d'Hugues Capet et la transmission de l'Anjou à Foulque Nerra. Ce sont les deux fondations du destin politique de la France de l'an mil : la monarchie capétienne et la principauté angevine.
Geoffroy est enterré à l'abbaye Saint-Aubin d'Angers, dans la nécropole familiale des Ingelgériens. Son tombeau a été perdu à la Révolution lors de la destruction de l'abbaye, mais son souvenir reste inscrit dans la mémoire angevine.
Une principauté prête à conquérir
Geoffroy Grisegonnelle n'a pas la renommée spectaculaire de Foulque Nerra, mais il est le véritable architecte de la puissance angevine du tournant de l'an mil. Il transforme un comté encore menacé en une principauté structurée, capable d'intervenir en Bretagne, en Poitou, en Maine, en Touraine et jusqu'en Bourgogne.
Foulque Nerra héritera de ce système et lui donnera une dimension plus offensive encore : construction systématique de donjons de pierre (Loches, Langeais, Montbazon, Montrichard, Montbaźon), quatre pèlerinages à Jérusalem, victoire de Pontlevoy contre Eudes II de Blois en 1016, prise de Saumur en 1026. Mais sans Geoffroy, l'Anjou n'aurait probablement pas disposé des instruments nécessaires pour devenir l'une des grandes puissances féodales de l'Ouest médiéval.
Après Foulque viendra Geoffroy II Martel (1040-1060), conquérant de la Touraine. Puis le neveu qui lui succède — Foulque IV Réchin (1067-1109), son fils Foulque V le Jeune (1109-1129, roi de Jérusalem). Puis Geoffroy V Plantagenêt (1129-1151), époux de Mathilde l'Empératrice et père d'Henri II Plantagenet. La dynastie Plantagenêt, qui régnera sur l'Angleterre jusqu'en 1485, descend en ligne directe de Geoffroy Grisegonnelle. Sept générations, neuf siècles, et tout commence à Angers vers 958.
Foulque Nerra n'est pas un commencement : il est l'héritier. L'histoire de l'Anjou féodal s'ouvre véritablement avec le manteau gris d'un comte du Xe siècle, frère d'évêque, allié d'Hugues Capet et tué devant la modeste forteresse de Marçon.
— Synthèse historiographique
D'Angers à Rome, de Conquereuil à Marçon
La carte parcourt l'Anjou et ses marges : la capitale Angers et sa ceinture de fidélités, les batailles aux quatre fronts (Conquereuil à l'ouest, les Roches au sud, Loches à l'est, Marçon au nord), les abbayes réformées (Saint-Aubin, Cormery, Villeloin, Ferrières), les fiefs alliés (Vendôme, Sablé, Craon), et même Rome où Geoffroy s'est rendu en pèlerinage en 962.